Nouvelle philo: le Néo-existentialisme

Le Néo-existentialisme est la nouvelle pensée existentialiste voire le vrai existentialisme comme jamais il n'a été conçu jusqu'ici!
 
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 La méthode cartésienne du doute complétée :

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Jubil BOISSY
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MessageSujet: La méthode cartésienne du doute complétée :   Sam 17 Fév - 10:31

La méthode cartésienne du doute complétée :
Cette méthode de doute lorsqu’elle est complétée résume à elle seule toute la pensée néo-existentialiste en l’énonçant et en la concluant en même temps.
L’énonciation de la pensée néo-existentialiste passe par la mise en oeuvre du doute cartésien qui nous découvre alors l’Existence, tandis que celle-ci fait l’objet de la première affirmation de la pensée néo-existentialiste.
Cette mise en œuvre du doute n’est donc pas une suspension momentanée, une mise entre parenthèse, de la pensée encore moins du jugement, mais plutôt une suspension momentanée, une mise entre parenthèse du comportement de la conscience.
Celle-ci se découvre alors comme un étant, une chose contenue dans le Monde qui en même temps en est vue comme Présence, donc comme l’Existence qui la dépasse de toute part, et au m^me moment elle se découvre comme condamnée à tendre et à agir sur tout ce qui n’est pas elle et qui l’entoure : c’est son comportement existentiel qui est ainsi non pas de penser mais d’agir et d’interagir.
Cette méthode cartésienne complétée nous découvre comme étant à conscience saine et agissante et non comme humain à conscience pensante et anthropocentriste.
Elle nous dévoile donc le « fils de ce Monde-ci », concluant ainsi l’entreprise néo-existentialiste.
La méthode de doute cartésienne n’était pas donc une méthode d’inspiration rationaliste mais plutôt une méthode d’inspiration existentialiste pure.
Mais Descartes, « esclave » de la raison, ne pouvait le savoir, tandis que sa postérité n’a pas su compléter sa méthode.
Il a fallu l’avènement du néo-existentialisme avec Jubil Boissy pour que cette méthode du doute puisse être menée à bout et déboucher sur la Vérité puis remettre la philosophie dans ce qui est sa vraie mission, celle d’opérer le retour à ce Monde-ci qui fait la Présence, l’Existence, la Physique.
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Jubil BOISSY
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MessageSujet: Dialogue entre Jubil et Philip D   Mer 28 Fév - 6:21

La transformation de la conscience


Jubil B.

Le doute cartésien se dit universel et radical, mais l'a-t-il été vraiment? A-t-il été vraiment complet quant à l'examen des principes des connaissances? Car nous pensons qu'il a manqué de soumettre au doute le principe des principes de toutes connaissances, à savoir le langage.
Pourquoi? Est-il concevable d'assimiler la conscience à la pensée ou au langage? Si Descartes avait douté du langage ne douterait-il pas du phénomène même de la pensée (puisqu'il n'y a pas de pensée sans langage)? Aurait-il abouti à conclure que la nature de la conscience est la pensée? Le langage est-il inné ou immanent à la conscience? Nourris au sciences de l'évolution ne serait-il pas alors admissible pour nous de considérer le langage comme un acquis advenu ultérieurement dans l'évolution et l'histoire de celui qui allait se nommer Homme? Cela ne rend-il pas alors plus que pertinent de demander à ce que le langage soit soumis au doute cartésien? Pourquoi cela n'a pas été le cas ni chez Descartes ni dans toute sa postérité jusqu'ici? Est-ce parce que Descartes et tous les philosophes auraient peut-être peur de se voir dépourvus de toute pensée, de tout langage, et donc de toute nature humaine puisqu'il n'y a pas de nature humaine sans langage ni pensée? Mais douter du langage et par conséquent douter du phénomène de la pensée et donc de la nature humaine n'est-ce pas là une pertinente et efficace méthode d'isoler le phénomène de la conscience; puisque cette conscience semble préexister au langage et à la pensée habillée de celui-ci? qu'était-ce cette conscience avant que ne soient de mise les phénomènes du langage et de la pensée? Etait-elle une conscience pensante? (surtout ne pas évoquer pour expliquer le cas des animaux et autres êtres autres que le genre humain) L'enfant n'a-t-il pas dès sa première tétée du sein et du lait conscience de ces choses que sont ce sein et ce lait alors que sa conscience ignore totalement, absolument ce que c'est les mots sein ou lait bref ce que c'est le langage? Comment était sa conscience en ce moment de la première tétée, y avait-il une pensée habillée de langage, ou alors n'y avait-il pas du tout de conscience en ce moment là, ou alors va-t-on dire que la conscience pleinement "humaine", celle-là qui s'habille ou use du langage n'était pas encore présente chez cet enfant?
Ne saurions-nous pas encore que la conscience avec le "Néo-existentialisme" est une chose non pas pensante mais "agissante" depuis son apparition, dès l'instant qu'elle se découvre par delà le langage et donc par delà la pensée? D'autant qu'avant de penser ou d'être "rapport à", "extériorité", il faut d'abord être quelque chose? Ce que l'on appellerait nature de la conscience comme pensée, "rapport à", "extérirorité", "intentionnalité" ne serait-il pas une simple tentative de décrire le Comportement existentiel de la conscience comme d'abord chose présente là? Ne saurions-nous pas encore ce que c'est la conscience? Pourquoi tant de polémiques à son sujet? est-ce parce que l'humain est trop prisonnier du langage? Chers interlocuteurs internautes, je vous prie de bien vouloir me répondre dans les plus brefs délais.

Philippe D.

Le langage est descriptif, il est la carte conceptuelle et non le territoire. La conscience est intentionnelle, parce qu'inscrite dans un état, l'état de veille. Cette conscience dont vous parlez est la conscience d'objet. Pas la conscience de soi. Pas la Présence. La Présence est sans objet. La pure conscience de Soi est sans objet, mais elle est perpétuellement voilée par l'objet qui est précisément ce que le langage désigne. C'est la raison pour laquelle même la sensation est mystérieuse si elle n'est pas nommée. Dans les leçons, au sujet de Krishnamurti, il a été clairement explicité ce que vous décrivez, le fait que la pensée puisse avoir "peur de ne pas penser", quand elle doit reconnaître les limites de la représentation. Ces limites sont celles du mental. En-deçà de la représentation, il y a bien un flux, le flux intemporel de la pure conscience. (paradoxe du quatrième état). C'est en Cela que repose la conscience de l'enfant qui ne connaît encore rien du langage. Cela est appelée aussi Plénitude de la Vie.
A bien lire Descartes, je pense qu'il est arrivé à la certitude de la conscience de soi qui précède tout langage, mais qu'il s'est embrouillé en confondant à tort la pensée et la conscience. La conscience peut être sans la pensée. C'est ce que dit nettement par exemple Eckhart Tolle.
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Jubil BOISSY
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MessageSujet: Suite du Dialogue entre Jubil et Philippe D   Mer 28 Fév - 8:57

Suite du dialogue entre Jubil B et Philippe D:



Jubil B

Vous (Philippe D) avez parlé de « Présence » de « conscience de soi », de « conscience d’objet », de « flux », de « éveil », des expressions qui alors attirent particulièrement notre attention.

Tout d’abord il est tout à fait pertinent pour ce qui concerne la conscience de parler de présence, de conscience de soi, de conscience d’objet, de flux et d’éveil.

Toutefois l’honnêteté et la franchise intellectuelles nous obligent, ne serait-ce que sournoisement, à ne point manquer, eu égard à la dualité de nature que l’on connaît à l’homme, de révéler la nature intrinsèque de la conscience avant tout autre chose la concernant si alors l’on veut s’inscrire et opérer dans la marge de l’indubitable. Et cela Descartes semblait l’avoir compris même si ses conclusions sont loin d’être vraies.

Pour ce faire une démarche démonstrative semble la mieux pertinente en l’espèce.
Commençons par le concept de « Présence » :


Nous remarquons et disons que toute présence est telle en tant qu’avant tout elle s’oppose au néant en soi. Or l’on ne peut pas s’opposer au néant si l’on n’est pas d’un aspect quelconque réel.

Or l’on ne peut pas être aspect sans relever absolument de la Nature physique la seule, jusqu’à preuve concrète du contraire, à pouvoir s’opposer au néant en soi, parce que cette Nature physique fait l’Unique Présence qu’est ce Monde-ci sans possibilité d’avoir en son sein de vide au sens de néant qui donc ne peut aucunement exister…

Dès lors toute présence, si elle est d’abord présence sans objet autre qu’elle, c’est qu’elle est en soi objet, chose parce que aspect distinct des autres aspects qui font ou que sont les autres objets qu’elle. Et elle est d’autant plus un objet qu’il faut nécessairement être objet, chose ou aspect quelconque pour que soit rendu possible tout rapport avec un autre objet, chose, aspect de ce Monde-ci.

L’on ne peut donc pas être présence sans être de la Nature de la Présence qui fait alors l’Existence immuable en tant que Existence de Nature absolument physique.

La conscience, si elle est présence comme vous le soutenez, ne peut alors pas faire exception à cette règle démonstrative. Et sur ce nous vous reconduisons aux ouvrages de Jubil Boissy sur le Néo-existentialisme, Editions Le Manuscrit.

Maintenant l’on peut se demander pourquoi il y a de Présence :

Toute présence n’a absolument point d’autre finalité si ce n’est celle de ne faire qu’agir et rien qu’agir : c’est son comportement existentiel. Et c’est là les deux caractéristiques irréductibles et incontournables de toute existence à commencer par le Monde lui-même qui n’a d’autre but que celui d’être Animation pêle-mêle éternel, c’est son comportement existentiel après qu’il est la Présence immuable comme telle.

L’on est présence que pour agir et agir selon notre réalité existentielle c’est-à-dire selon la forme, la constitution et l’aspect physiques (avec s) sous lesquels l’on apparaît.

Dès lors aucune présence que ce puisse être ne saurait se saisir pour ne se circonscrire que dans les strictes limites de ses contours ou de son individuation. Aucune présence que ce soit ne saurait supporter le moindre instant d’immobilisme

1) parce que tout mobilisme suppose absolument que l’on soit préalablement quelque chose pour pouvoir le poser, l’immobilisme relevant alors de l’ordre du néant, or jusqu’à preuve concrète du contraire celui-ci ne peut aucunement exister en soi ;

2) parce que l’acte d’apparaître puisque acte est un agir donc un mouvement toujours dirigé vers autre chose et autre milieu que cet acte en soi ;

3) parce que le phénomène même de présence est un acte ne serait-ce que acte d’occupation qui persiste tant que persiste ce phénomène de présence. Or qui dit occupation dit forcément action sur donc vers autre chose et autre milieu que soi qui occupe.

Par conséquent entre le fait d’être présence et le fait d’être agir ou comportement il n’y a aucunement de possibilité d’y tracer une quelconque frontière même si celle-ci devait prendre l’apparence d’une pause.

Toute présence ne saurait jamais se reposer au sens de s’inscrire dans l’immobilisme total ; tout immobilisme ne peut qu’être un pseudo immobilisme d’autant que le Monde qui contient donc toute chose est en soi Animation pêle-mêle perpétuelle.

Dès lors la conscience ne pouvant aucunement faire exception à cette démonstration alors les expressions de « conscience de soi » et de « conscience d’objet » ne sont qu’une autre manière de dire « présence » et « agir » c’est-à-dire la présence en tant que présence de cela nommé conscience et son comportement de n’être qu’agir pour ne faire qu’agir selon sa forme, sa constitution et son aspect physiques à elle la conscience.

L’on pourrait demander pourquoi la conscience ne pourrait pas révéler sa forme, son aspect, son matériau et sa constitution interne comme elle fait voir sa nature physique.

Nous pourrions répondre par demander si un œil s’est, de lui-même sans intermédiaire, une fois regardé de lui-même au point de se décrire soi-même. Quelqu’un peut-il se vanter d’avoir amené son propre œil à se regarder de lui-même c’est-à-dire à retourner son propre regard contre lui-même l’œil sans intermédiaire d’autre chose autre que lui l’œil ?

Nous pensons que non ! Et pourtant l’œil « se saisit »toujours comme étant là, présent, pour ne faire que regarder c’est son agir, son comportement.

Si donc notre œil encore moins nos deux yeux ne peuvent jamais sans intermédiaire se regarder d’eux-mêmes ni se regarder entre eux tout en se sentant là présents et agissant, pourquoi n’en serait-il pas encore mieux pour ce qui concerne la conscience dans notre tête ?

Le « flux »

Par ailleurs vous avez parlé de « flux » et nous de nous demander comment peut-on être flux sans être d’un aspect physique quelconque ne serait-ce que pour s’opposer au néant ?

L’on se rend enfin compte que la pensée conceptuelle humaine est traquée de toute part au point qu’elle ne peut parler ou évoquer le phénomène de la conscience sans la chosifier, c’est parce que tout simplement cette conscience relève absolument de ce Monde-ci tout comme l’organisme charnel.

L’ « éveil » :

L’éveil ne saurait en aucun cas être la conscience en soi ni être l’unique espace ou état qui puisse rendre possible la manifestation de la conscience de soi dans son comportement existentiel ailleurs nommé conscience d’objet. L’éveil n’est seulement qu’une modalité, une circonstance d’action donc de comportement de la conscience de soi.

D’ailleurs tout état ou circonstance psycho biophysiologique de tout l’organisme charnel ne peut qu’apparaître telle une modalité d’action de la conscience en connexion intime avec les sens organiques et avec le corps entier aussi.

Présence et temps :

Une présence peut elle-même connaître ou se soucier de ce qui est temps au point d’instituer ce qui serait un passé et un futur ?

Une présence peut-elle s’estomper, s’anéantir au point d’aller se loger dans un soit disant passé ou disparaître ou s’immobiliser au point d’attendre qu’un soit disant futur vienne la ressusciter ou lui apporter de l’action pour la réanimer ?

Toute présence n’est-elle pas actualisation continue c’est-à-dire affirmation continue de l’acte d’apparaître avec son objet matériel à savoir cela qui a apparu, tandis que cet apparu dès son apparition et du fait de son apparition se comporte alors, donc agit inévitablement selon sa forme, sa constitution et son aspect physiques ?

Qu’est-ce que donc le temps en dehors du mouvement des planètes et astres et en dehors de l’œuvre conceptuelle parce que catégorielle du langage ?

Ne sauriez-vous pas encore ou ne soupçonneriez-vous pas encore que si le mouvement est possible, que si l’apparition est possible, que si la présence est possible c’est parce que sont de mises non pas le temps et l’espace mais seulement et surtout la contingence, le dépassement et le devenir qui alors s’inscrivent par delà le temps et l’espace puisqu’ils n’attendent pas qu’adviennent du temps et de l’espace pour pouvoir s’affirmer ? D’ailleurs n’est-ce pas là la raison pour laquelle toute présence avec son action ou comportement s’affirme en deçà et par delà ce qui est temps ou espace ou langage pour ne se voir seulement inscrite que dans la contingence, le dépassement et le devenir ?

Ne sauriez-vous pas encore que c’est parce que le Monde s’affirme par contingence, dépassement et devenir perpétuels en lui-même qu’est alors redue possible le caractère pêle-mêle de son comportement d’être Animation ?
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