Nouvelle philo: le Néo-existentialisme

Le Néo-existentialisme est la nouvelle pensée existentialiste voire le vrai existentialisme comme jamais il n'a été conçu jusqu'ici!
 
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 A la découverte de l'Existence:

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Jubil BOISSY
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Localisation : DAKAR
Date d'inscription : 07/02/2007

MessageSujet: A la découverte de l'Existence:   Dim 11 Fév - 8:56

A LA DECOUVERTE DE L’EXISTENCE :

Avec l’avènement de l’humain, devient de mise la dualité de natures du fait que celui-ci enjambe l’évidence de la nature physique pour faire advenir une autre nature supposée évidente et qu’il interprète diversement de « monde intelligible », « monde des idées pures », « monde transcendant », « l’au-delà », « le divin. »
Or la découverte de l’Existence va de paire avec la découverte de sa vraie Nature qui se doit d’être unique pour toute chose, pour tout phénomène, pour tout être, bref pour tout le Monde et pour tout existant
Evidence et vérité
L’évidence, ne consiste-t-elle pas selon Descartes à n’admettre comme vérité que ce dont la certitude s’impose à un esprit attentif de telle sorte qu’il n’est pas permis d’en douter.
L’évidence est donc une vérité irréfutable, une réalité que l’on ne peut que constater passivement qu’elle se manifeste et s’impose sans rien attendre pour se manifester, s’imposer et demeurer ce qu’elle est depuis son apparition.
Croyiez-vous qu’une telle évidence, qu’une telle vérité irréfutable, qu’une telle réalité irrévocable se soit condamnée à se manifester et s’imposer uniquement dans le but de voir défigurer sa nature originelle, sa nature intrinsèque au profit d’une nature à venir « d’ailleurs » ?
Croyiez-vous qu’une telle évidence, qu’une telle vérité irréfutable, qu’une telle réalité irrévocable se soit condamnée à se manifester et à s’imposer uniquement dans le but d’être jugée de bonne ou de mauvaise par la conscience ?
Ne voyiez-vous pas qu’une telle évidence, qu’une telle vérité irréfutable se manifeste et s’impose par delà le mal et le bien ?
Ne trouveriez-vous pas légitime, juste et naturel de conserver et conférer la nature d’une telle évidence, d’une telle vérité irréfutable, d’une telle réalité irrévocable à tout ce que la conscience en fait découler par la suite ?
Et d’ailleurs, face à toute évidence première, les philosophes se sont-ils attarder un moment pour découvrir, reconnaître et affirmer la nature intrinsèque du contenu réel de cette évidence première, c’est-à-dire la nature intrinsèque de cette réalité irrévocable pour seulement la conférer à ce qu’ils en font dériver ou découler ?
Ne les avons-nous pas vus s’élancer tout de suite et de façon effrénée à des descriptions, explications et conclusions des plus bizarres et étonnants ?
Les empiristes ont-ils pris le temps de découvrir et reconnaître la nature intrinsèque de cela qu’ils appellent « sensations, impressions, données sensibles » ?
Les phénoménologues ont-ils pris le temps de découvrir et de reconnaître la nature intrinsèque de ce qu’ils nomment « phénomènes, essences » ?
Les rationalistes et les métaphysiciens ont-ils pris le temps de découvrir et reconnaître la nature intrinsèque de ce qu’ils interprètent de « passions, simulacres, apparences » ?
Comment se fait-il que ces métaphysiciens et rationalistes n’aient pas trouvé curieux et bizarre le fait que les choses de l’au-delà (âme, Dieu, essence, idées pures, formes et catégories et concepts a priori ou transcendants) se condamnent volontiers à toujours devoir passer par les choses évidentes d’ici (corps, phénomènes, apparences, monde physique) pour seulement pouvoir se manifester ; encore que là on ne les remarque jamais en dehors du langage ?
Comment se fait-il que ces métaphysiciens et rationalistes voire presque tous les philosophes n’aient pas pris comme vérité irréfutable et primordiale voire comme vérité unique l’évidence du fait que ce qu’ils appellent « sensations, sensibilités, données sensibles, phénomènes, impressions, apparences, passions, instincts, simulacres » apparaît inévitablement dès le premier instant de la naissance de l’humain pour alors régner abondamment en lui jusqu’au dernier instant de sa vie, malgré la violence dont cela fait l’objet de la part de la raison et de la norme, qui, elles adviennent tardivement avec l’éducation et la compagnie, pour alors disparaître très tôt avec le règne de la vieillesse ?
Descartes aurait-il volontairement ou inconsciemment manqué à sa règle de l’évidence ?
Les philosophes ne nous ont-ils pas bernés, trompés toute l’histoire de la philosophie durant, sauf Nietzsche dans une certaine mesure ?
Revenons sur Descartes pour le prendre comme exemple dans cette lancée.
Dans sa méthode de doute Descartes disait que le moindre sujet de douter qu’il trouverait dans une chose suffirait à la faire rejeter, et qu’il lui serait plus facile de s’attaquer aux principes de toutes ses opinions antérieures, puisque ruiner les fondements d’un édifice suffirait à ruiner tout le reste du même coup.
Cependant Descartes a-t-il douté du « principe » des principes, s’est-il attaqué « au fondement » qui sert en même temps de matériau à tout le savoir humain, à savoir le langage ?
S’il avait douté du langage ne douterait-il pas du même coup du phénomène de pensée puisqu’il n’y a pas de pensée sans langage ni de langage sans pensée ?
Aurait-il alors abouti à sa conclusion du cogito selon laquelle la conscience est une substance ou chose dont toute l’essence ou nature n’est que de penser et qui n’a besoin d’aucun lieu ni d’aucune matière pour être ?
D’ailleurs qu’est-ce que penser ?
A supposer que penser soit d’abord le fait de se représenter le réel, alors par quoi le représenter ?
Est-ce par cela à travers quoi s’affirment nos sens organiques (images, sons, odeurs, goût, toucher etc.) ?
Ou bien est-ce alors par la pensée « pure » ?
Dans ce second cas y a-t-il de pensée qui n’ait pas de soubassement à caractère d’image ou tout simplement à caractère de ce à travers quoi s’affirment nos sens organiques ?
Or ce à travers quoi s’affirment nos sens organiques (image, son, goût, toucher, odeur etc.), cela est absolument de nature physique, donc de nature de ce Monde-ci.
Dès lors qu’est-ce que la pensée ? Peut-il y avoir de pensée en dehors du langage ?
En outre peut-il y avoir de pensée en dehors de la nature physique et en dehors de ce à travers quoi s’affirment nos sens organiques, ou alors en dehors de l’acte ?
Qu’en serait-il si Descartes avait douté du langage ? Doute qui serait d’ailleurs possible puisque nourris aux sciences de l’évolution l’on peut admettre que le langage est un acquis advenu tardivement dans l’histoire ou l’évolution de l’homme.

Jubil
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