Nouvelle philo: le Néo-existentialisme

Le Néo-existentialisme est la nouvelle pensée existentialiste voire le vrai existentialisme comme jamais il n'a été conçu jusqu'ici!
 
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 Discussions entre Jubil et Safnat Panea

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Jubil BOISSY
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MessageSujet: Discussions entre Jubil et Safnat Panea   Ven 8 Juin - 7:22

Safna Panea
Cher ami
Quelques notes au sujet de votre entreprise ont effleuré mon esprit cette nuit et je tenais à me libérer et par-là signifier que je vous ai compris d'abord suivant l'esprit et la lettre de votre oeuvre, mais également suis capable, dans ma perspective de lecture qui exige que la valeur d'un travail découle de la profondeur vitale dans laquelle elle a émergée, de fournir une lecxture de votre entreprise. Ce que je note suivant ma perspective de lecture, c'est que dans votre édifice la raison est le maître d'oeuvre alors que si je considère que la philosophie est une activité proprement de la vie, la raison humaine, contrairement à ce que pense Kant et la totalité des philosophes, est impropre à l'acte de philosopher et le premier à le noter, quoique cela ne fut totalement limpide dans son esprit, fut Bergson: " l'intelligence humaine est carctérisée par une incompréhension naturele de la vie." Et justement vous êtes sur le terrain de la vie ou dans votre langue sur le terrain de l'existence qui est, suivant vos mots, Présence et Agir. Jusque-là je considère que vous êtes encore dans les détails et non dans l'essentiel dans la mesure où la tâche qui pointe à l'horizon et que nous devons répondre au risque d'être abandonnée par les hommes est la suivante: de quoi est capable le philosophe? Considérant d'abord l'agir, je comprends qu'il est à la fois éthique et hors-éthique. Mais un homme doit-il avoir la mesure de ses actes? L'homme qui a la mesure de ses actes, qui est l'homme de raison, n'est-il pas justement votre objet de réflexion et vous faîtes come Hobbes qui tenait la psychologie du bourgeois de son époque pour la psychologie de l'homme. Toute éthique doit être esthétique pour cette raison l'homme doit se détacher de la conscience pour se laisser engraisser des limons de la vie, il doit substituer l'amour de la connaisssance à l'amour de la vie. Pour cela aussi la Présence n'est pas à dissocier de l'Agir. Au contraire, il y a Présence parce qu'il y a Agir. Mieux la Présence c'est l'agir. Il ne faut guère séparer la force de l'effet de la force. Cela relève foncièrement du langage vil des religieux pour qui l'être bon vient de l'agir bon. Il me semble que vous consacriez le Faust de Marlowe qui dit: "homme, par ton cerveau puissant, deviens le maître et seigneur de tous les éléments." Mais que faisons-nous de l'émergence de possible inédits, d'un futur où les composantes ne sont ni dans le passé ni dans le futur? Voilà à présent mon point de vue. l'homme n'est pas un être; il est plus que que Présence et Agir. l'homme est un monde, d'abord intérieur capable de jaillir hors de lui et où il émerge, et se déploie. Jésus est un monde, Alexandre le Grand est un monde, Mozart est un monde, Rimbaud est un monde, Zarathoustra le persan est un monde. Et le monde ne vaut que par eux. Et c'est par eux justement qu'il faut penser. Car les autres hommes sont des modérés et le monde ne dure que par eux.





JUBIL

En vous lisant j’ai l’impression de remarquer une forte influence de Nietzsche dans vos dires surtout avec les expressions comme « la vie, la puissance, la force, l’énergie etc. » Par ailleurs il me semble qu’après avoir parcouru mes textes vous me placez dans le camp des rationalistes. Eh bien je crains que vous ne vous mépreniez sur ma pensée. Car le néo-existentialisme est fondamentalement critique acerbe contre tout ce qui s’appelle « raison, norme, morale, religion, sens, valeur, langage, pensée, anthropocentrisme etc. » En effet le néo-existentialisme se définit d’ailleurs comme apparaissant aux antipodes de la nature humaine cette nature pensante et anthropocentriste. Par ailleurs vous avez évoqué les expressions de « Présence et Agir », je puis alors vous rappeler que la Présence et l’Agir formulent fondamentalement et l’Existence et d’ailleurs tout existant, alors que la nature humaine se formule intrinsèquement par la conjugaison étroite des phénomènes qui s’appellent Langage, Pensée et anthropocentrisme.
EXISTENCE = Présence X Agir


Nature humaine = Langage X Pensée X Anthropocentrisme



Je puis alors vous assurer que rien qu’à partir de ces deux formulent l’on peut remarquer que l’humain est le seul existant dont la nature est autre que celle de l’Existence ou de tout autre existant, et ce parce que l’humain est le seul existant en perdition menant une pseudo existence faite de décadence moribonde parce que ses phénomènes de langage et de pensée ne sont pas de ce Monde-ci, ils ne sont pas de la nature de l’Existence car relevant d’une pure inventivité mensongère et illusionniste.

Donc l’humain de par sa « nature humaine » ne s’inscrit pas dans la réalité existentielle.

Et si Nietzsche le condamne pour prophétiser le surhomme, moi je le condamne pour prophétiser le « fils de ce Monde-ci. »

Et si le surhomme advient après dépassement de l’humain, le fils de ce Monde-ci lui adviendra après que l’on se soit dépouiller de l’humain, il surgira des cendres de celui-ci.

Par ailleurs si donc l’humain ne s’inscrit pas dans la réalité on ne peut plus existentielle alors sa vie non plus ne s’inscrit pas dans l’Agir existentiel ou Animation pêle-mêle du Monde.

En effet l’agir existentiel non seulement dépasse de loin la vie mais s’affirme de nature en deçà et par delà la vie qui elle est un agir dénaturé parce que mutilé, circonscrit, canalisé.

Cf. mon second ouvrage "Le néo-existentialisme : une prophétie de la philosophie de rupture", Editions Edilivre, Paris 2007


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Oui le Néo-existentialisme vient comme apparaissant aux antipodes de la nature pensante et anthropocentriste!
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Jubil BOISSY
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MessageSujet: Au sujet d'un extrait de mon second ouvrage   Ven 15 Juin - 11:37

Safnat Panea :
Quand mes yeux, eux aussi éduqués au flair philosophique, rendirent lumineux à moi le fronton de votre texte, celui-ci n'eut pas le temps d'atteindre mes entrailles que mes lèvres déterrèrent des enfers de mon être un soupir et un sourire moqueur. Et j'ironisai à votre sujet:

Jubil :
J’ai adoré votre sens de l’humour car moi aussi j’aime rire et me sens ravi quand je vois les autres rire.

Safnat panea :
Il me semble que vous êtes en guerre, c'est du moins l'activité vitale que cache votre acte rationnel. Et je vous plains. Etre en guerre aujourd'hui c'est se dépenser contre l'inutile et le ridicule ô combien humain trop humain!

Et je crains que vous soyez sur ce coup démodé et dépassé. La tradition pèse encore sur vous. Veuillez y penser! La raison trahit toujours celui qui l'use. Comme je l'ai dit tantôt, vous êtes en guerre, si bien qu'emporté par votre fougueux élan de destruction - en clair vous n'avez pas la claire lumière de votre activité non seulement, mais également de ce que vous êtes quand vous êtes oeuvrant - vous versez dans des amalgames de gamins passionnés de discussions et dans des discours à mon sens démodés et dépassés.

Jubil :
La philosophie critique est loin de voir son crépuscule sonner et loin de se laisser abattre par la haine humano-anthropocentriste car elle n’a pas encore accouché de ce dont elle s’anime sournoisement et indéniablement en ses profondeurs, d’autant que jusqu’ici toute critique n’a demeuré qu’à l’état de soupçon accouchant faiblement le contre-poison qui alors ne put avoir d’effet face à ce poison qu’est la nature humano-anthropocentriste.

Plus que jamais donc force est de reconnaître la nécessité impérieuse de réanimer la flamme de la critique si vraiment l’on se croit « philosophe-artiste », (car le philosophe est et doit être comme un artiste au sens existentiel du terme) ; encore faut-il apporter quelque preuve de « valeur supérieure »et d’évidence apodictique pour pouvoir de façon non gratuite dépasser et rendre démodé quelque chose de précédent. Mais si tel n’a été jusqu’ici le cas …?

La philosophie devrait-elle avoir peur ou honte de retourner par où elle était passé jadis, surtout lorsqu’elle se sait toujours errante ou chercheuses ?

Safnat panea :
Cher ami, sérieusement entre nous, connaissez-vous ou êtes -vous capable d'imaginer, un homme, ne serait-ce qu'un seul, qui ne soit pas homme de foi?

Jubil :
Vous avez bien fait de parler d’humain, en effet il ne peut aucunement s’agir d’humain sans qu’il soit rendu possible et nécessaire le phénomène de la croyance, de la foi, de Dieu, ne serait-ce que son « DIEU de tous les temps » que sont ses phénomènes de Langage, de Pensée et d’Anthropocentrisme étroitement, indéniablement conjugués pour un dessein inavouable parce qu’absolument subversif en son fond. (cf. mon second ouvrage)

Safnat panea
La croyance est l'adhésion plus ou moins fondée à une image ou une idée. La foi, quant à elle, est une décision qui commande toute notre manière d'exister.

Jubil :
Sauriez-vous seulement que parler d’adhésion, de décision-commandement c’est déjà faire preuve de cette volonté venimeuse de circonscrire, canaliser, cadrer, ce qui non seulement traduit une ignorance criarde, inouïe de l’Existence mais aussi est en porte à faux avec la réalité existentielle même.

Mais je vous comprends comme je comprends le genre humain en soi.

Safnat panea :
Car Dieu n'est pas mort avec Nietzsche, mais plus loin avec Jésus Christ. Ici je laisse la langue à Roger Garaudy: "Si Dieu même peut mourir, il n'est aucune puissance, aucune autorité, aucune hiérarchie qui ne porte en elle la possibilité de sa mort."

Jubil :
Le meurtre nietzschéen de Dieu ne m’a jamais été d’un quelconque apport si ce n’est que je vois en cette entreprise nietzschéenne un soupçon de ce qui relève de la vraie tâche du philosophe.

Par ailleurs le DIEU que le néo-existentialiste redoute le plus et combat en tout temps est et demeure ce GRAND DIEU Créateur de tout autre Dieu, car si tout autre Dieu peut être dépassé pour un autre LUI demeure celui qui en génère de nouveau et à volonté ou celui qui rend cela possible.

Safnat :
Cela se voit que vous n'avez pas encore fait des expériences philosophiques, que vous ne connaissez le réel que du regard, que vous n'avez pas encore rien senti, rien vécu depuis vos profondeurs jusqu'à votre sueur.

Jubil
Croyez-moi mon ami il n’y a pas pire erreur que celle de se lancer à fond dans ce que l’humain et son philosophe recherchent comme expérience, vient donc lire mes ouvrages !

Safnat :
Tout homme sérieux et charmant aujourd'hui sait que ce monde est factice, trop artificiel, et cette artificialité est lourd d'un âge deux fois millénaire.

Jubil :
Ce n’est pas que le Monde soit artificiel, absurde mais que c’est plutôt la compréhension que l’humain fait de ce Monde, à moins que ce ne soit sa vie dont il parle quand il parle d’absurdité, d’artificialité.[/size]

Le Monde est Existence et celle-ci est plus que vie.

Safnat :

Quelle est la valeur de Dieu? Que serait Descartes philosophe sans Dieu? Car Dieu, chez Descartes, est le garant de l'entendement et le principe de toute autre certitude.

Dieu est un besoin sans quoi pointe le néant.

Certaines âmes ont besoin de Dieu, ont même besoin que le mensonge soit vrai.

Jubil
Il ne s’agit pas seulement de « besoin » mais aussi du fait que « la divinité » relève même de la nature humaine, toutes ces deux « natures », si elles en furent telles, vont d’ailleurs de paire.

Safnat :
D'autres n'en ont pas besoin. C'est mon cas en l'occurrence. Les lois de la vie ne sont pas mathématiques, encore moins physiques. Dans la vie, seuls comptent les intérêts, seule compte la volonté. Dans la vie, seule compte la néantisation du néant et le déploiement du vivant.

Jubil :
C’est déjà pas mal cette tendance en vous de vous détacher, seulement vous êtes encore et toujours « dedans » sans jamais savoir comment s’en échapper : telle a toujours été la malchance de « tous les philosophes de gauche » jusqu’ici dans la modernité

Heureusement qu’advient le Néo-existentialisme.

Par ailleurs vous parlez «d’intérêts, de volonté, de vivant », sauriez-vous seulement ce qui se cache derrière ces « intérêt, volonté, vivant ?"

Vous avez parlé de « loi », sauriez-vous seulement que face à ce qui s’appelle « contingence, dépassement et devenir tous aveugles » quelque chose comme la loi n’est point possible ; or le Monde ou Existence n’est que contingence, dépassement et devenir tous aveugles, et c’est là où ne trouve sa place la vie avec l’humain.

Safnat :
Pourquoi alors Platon voyait-il des essences derrières les apparences, des âmes derrière les corps? La réponse se trouve avec Platon lui-même: "Il me semble, dit-il, ridicule que m'ignorant moi-même, je cherche à connaître des choses étrangères."

Jubil :
Voilà qui décrit et résume parfaitement le genre et la condition humains. En effet l’humain n’a jamais rien compris de l’Existence ni de lui-même.

Safnat :
C'est le ridicule qui amena Platon à voir les essences et l'âme, à enfermer l'homme dans la logique des concepts.

Jubil :
Je dirais plutôt non seulement le ridicule mais surtout l’incapacité de supporter ce que c’est l’existence. Et ce n’est pas seulement Platon mais tout le genre humain avec ses philosophes.

Safnat :
Quand on veut donner un sens à l'existence, tout ce qui n'entre pas dans la logique du sens est nié d'instinct.

Jubil :
Et c’est parce qu’il est un on ne peut plus incapable ne comprenant rien de lui-même ni du Monde qu’il s’est mis alors à rechercher du sens et de la valeur alors que déjà tout est plénitude en cette Existence.

Et Heidegger de visionner du néant, et Sartre de dire qu’on est là pour rien en manque permanent de sens, et d’autres encore… (cf. mes textes sur http://sergecar.club.fr)

Safnat :
Comment peut-on à ce point se passionner pour l'inutile, le futile et le ridicule?

Jubil
Oui c’est parce que l’humain a ses yeux et son attention rivés sur ce qu’il a institué comme sens et valeur qu’il trouve possible de traiter autre chose de futile, d’inutile, de simple, de plat.

Au fond c’est souvent ce qu’il ne peut supporter et qui relève de la nature ou réalité de ce Monde-ci, l’Existence qu’il haït ainsi pour le dévaluer de la sorte sans jamais apporter la preuve qui fait le caractère inutile, futile, démodé, dépassé, alors que tout en sa « nature » est critiquable avec des démonstrations solides propres à tout ruiner. (cf. mes deux ouvrages)

Safnat :
Je crois au fond et sincèrement que vous avez une belle philosophie, mais vous avez besoin de moi pour porter votre philosophie à son trône. Un regard comme le mien me semble indispensable à votre vie philosophique.

Jubil :
Sans doute ! Mais j’ai besoin aussi non seulement de vous mais de tous les philosophes humains trop anthropocentristes afin de parachever la mission Ô combien noble de mes pères les philosophes de « gauche » et leur rendre l’Hommage qu’ils méritent.
(Et je puis vous dire que vous serez sans doute étonné de voir dans mon second ouvrage tous les grands philosophes humano-anthropocentristes battus en brèche et sans pitié aucune.)


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Jubil BOISSY
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MessageSujet: au sujet d'un extrait du second ouvrage de Jubil   Sam 16 Juin - 4:59

Safnat panea :
Il me semble que vous êtes en guerre, c'est du moins l'activité vitale que cache votre acte rationnel. Et je vous plains. Etre en guerre aujourd'hui c'est se dépenser contre l'inutile et le ridicule ô combien humain trop humain!
Et je crains que vous soyez sur ce coup démodé et dépassé. La tradition pèse encore sur vous. Veuillez y penser! La raison trahit toujours celui qui l'use. Comme je l'ai dit tantôt, vous êtes en guerre, si bien qu'emporté par votre fougueux élan de destruction - en clair vous n'avez pas la claire lumière de votre activité non seulement, mais également de ce que vous êtes quand vous êtes oeuvrant - vous versez dans des amalgames de gamins passionnés de discussions et dans des discours à mon sens démodés et dépassés.

Jubil :
Philosophie et Rupture
Vous soutenez que tout homme avisé et « charmant » reconnaît que le monde sinon la vie humaine est factice, artificielle voire absurde.
Or c’est déjà là une situation d’un appel suffisant et sérieux à la recherche d’une rupture et d’un renversement radicaux.
Dès lors a-t-on jamais opéré à réussir de tels rupture et renversement radicaux ?
Pourrait-on seulement oser évoquer un philosophe quelconque qui ait accompli une telle entreprise à la réussite ?
Je n’ose pas le croire, même si l’on peut en cela songer à Nietzsche.
Est-ce à dire donc que la philosophie doit alors baisser les bras et les yeux et s’admettre définitivement impuissante pour une telle entreprise consistant à opérer les rupture et renversement radicaux au risque d’apparaître ridicule et idiote au cas contraire ?
Une conscience avisée et soupçonneuse n’oserait le dire encore moins l’admettre !
C’est alors qu’advient le Néo-existentialisme comme prophétie établissant le bases, moyens et chemins inébranlables de la philosophie de rupture longtemps en gestation irréversible dans l’esprit humain et insuffisamment proclamée ou menée par « les philosophes de gauche. »


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MessageSujet: Jubil et Safnat   Mer 8 Aoû - 7:39

Safnat panea :
Cher ami
Comme je l'ai dit; la vie est sentiment de soi (sentiment et désir). Le sentiment de soi est à la fois saisie et manifestation de soi. Et c'est là que commence l'Existence. Toute Présence est sentiment de Présence; par conséquent toute Présence est avant tout existence engendrant un monde pour devenir réalité existentielle. C'est dommage que je sois obligé de m'exprimer avec vos mots. Le sentiment de Présence engendre le rêve (monde de rêve par laquelle tout existant triomphe de l'hostilité de cette existence) pour devenir Existence à nouveau. Devant l'être et le non-être, les juifs prirent le parti de l'être qui conduisit au monde dans lequel nous baignons actuellement, et le chrétien ne saurait vivre en dehors de l'espérance en un monde supraterrestre;en Dieu,... Les Grecs aussi se sont servis du rêve pour triompher des atrocités de l'existence. Entre la réalité existentielle et tout être sensible à la réalité, il y a toujours un rêve (monde de rêve). Ce rêve, c'est le monde engendré par le sentiment de Présence qui est paradoxalement volonté d'être. Votre Présence, conjuguée à l'Agir;est un concept puisque si toute Présence est sentiment de Présence, dire alors qu'elle se conjugue à l'Agir pour être existence, non seulement cette existence me semble mécanique, mais également, à supposer qu'on admette votre logique, vous faîtes ce que les linguistes appellent le pléonasme. En clair, pour dire mieux que vous, le sentiment de Présence est avant tout un monde qui engendre l'Existence. Par ailleurs dire que le monde est Existence ( Présence X Agir), c'est demeurer au niveau du manifesté, conséquence de votre attitude belliqueuse. Le monde ce n'est pas que la totalité des existants et l'unité interactive entre ceux-ci, c'est également ce qui n'a pas encore d'existence, ce que j'appelle les possibles inédits. Et ces possibles inédits;il n'y a pas que le monde menant l'homme dans le devenir; lorsque l'homme se phénoménalise, par des désirs sans cesse renaissants, qui les engendre; l'homme aussi peut faire émerger ces possibles inédits. Par conséquent le Monde et l'homme sont interdépendants. En termes simples, je dirai que l'homme doit être un produit du monde phénoménal; mais également le Monde peut avoir besoin de l'homme pour être davantage une terre verte de prairie, une terre qui sans l'homme ne verra pas la naissance de nouveaux existants. Tout cela, l'homme, cet homme dont le Monde est désormais son moteur, agit non pas avec un esprit (j'espère que vous me serez audible) mais avec un sentiment (par exemple le sentiment que porte le soleil, une sorte d'agir par ivresse comme Dionysos, voilà à mon sens l'aveuglement). Pour moi; l'homme n'existe pas encore, voilà un possible inédit par exemple. Et ce n'est pas la nature qui va l'engendrer. Cet homme, c'est l'homme qui peut l'engendrer comme vous avez engendrer le fils de ce monde-ci (je sens qu'il ne me plaira pas mais j'attends de mieux le connaître);comme Paul a engendré le chrétien.
Dans mon profond courrier vous aurez ma lecture de votre concept de l'artiste; mais en attendant recevez tous mes respects; Vous avez du mérite.


Jubil B
Oui vous êtes ancrés dans la recherche ou perspective du « sens et de la valeur » et votre approche y apparaît alors et malgré tout mystifiante surtout lorsque vous parlez de notions ou concepts comme entre autres « l’homme, la vie, le sentiment, l’intérieur de l’homme etc. » sans pour autant oser ni pouvoir les éventrer, les profaner comme si c’était des « phénomènes sacrés. »[/size]
Oui « le sens et la valeur » sont toujours mystifiants.
Vous parlez de sentiment, et moi de vous déclarer que tout sentiment en soi est déjà preuve d’une affirmation.
Dès lors l’on ne peut être sentiment ou affirmation sans manifester et faire ainsi preuve de la seconde caractéristique existentielle à savoir « l’agir. »
Donc parler de sentiment c’est déjà faire cas de « l’agir existentiel » sous un certain aspect d’affirmation, aspect qui soit propre au phénomène-même de sentiment.
Vous aviez parlé de « sentiment » et moi de revenir vous ré-expliquer que le phénomène-même de sentiment est en tant que tel une manifestation qui en soi traduit ou coïncide voire est même un élan qui jailli et se propage. Or manifestation, jaillissement, élan, propagation, ce ne sont là que certaines des caractéristiques d’un mouvement voire d’une affirmation, d’une animation, ce qui alors vient remettre en relief la caractéristique existentielle de « l’Agir. »
Pour ce qui concerne par ailleurs ce qui en nous ressent ou cela qui en nous est le soubassement générateur de sentiment, pour cela ,donc, je vous reconduis aux premiers chapitres de mon second ouvrage « Le Néo-existentialisme : une prophétie de la philosophie de rupture » éditions Edilivre www.edilivre.com.
Toutefois je vous invite à une chose : savoir s’éloigner ou délaisser la recherche des choses comme le sens, la valeur et la mystification, mais aussi savoir « se décomplexer » devant ce qui se donne d’un coup en un ensemble en ne le considérant pas comme un tout mystique de l’intérieur. Donc essayez de vous « décomplexer » devant par exemple le phénomène d’homme dans « sa nature humaine. "
Essayez d’arriver à ne rien mystifier en lui, et vous pourrez alors vous rassurer d’arriver à bien visionner la Nature existentielle la seule qui soit.
[size=12]En fin rechercher à reconnaître que la pensée (humaine) est foncièrement mystifiante et ce parce que le Langage.


Vous aviez parlé de l’homme comme étant un projet tout en admettant ailleurs les phénomènes de dépassement et de devenir aveugles. Or toute idée ou phénomène de projet (impliquant d’une manière ou d’une autre une attitude de prévision-accumulation-conservation) paraît incompatible avec ces phénomènes de dépassement et devenir aveugles et intempestifs qui eux n’engendrent qu’accident sur accident via l’oubli entre autre (…) d’autant que comme le laisse sous-entendre Nietzsche toute affirmation - d’où toute loi, tout fait - s’y évanouie aussitôt posée dans les tourbillons du devenir aveugle même.
Comment alors quelque chose comme « l’être » (Nietzsche) ou « le projet » pourrait-il y être supporté et maintenu ou nourri ?

Vous reprochez le Néo-existentialisme de presque relever ou d’être une apparence déguisée du scientisme, du positivisme, de la philosophie analytique etc.…
Je puis alors vous déclarer que le Néo-existentialisme apparaît plutôt en un carrefour où presque tous les courants philosophiques se rejoignent pour se voir éventrés, remodelés ou réorientés dans le sens de l’unification et accomplissement de la mission philosophique.
D’ailleurs dans mon second ouvrage beaucoup de parallélismes sont menés entre le Néo-existentialisme et les grands courants de pensées philosophiques.

Toutefois je souhaiterais avouer que j’admire votre niveau de réflexion d’autant que j’y vois l’effet d’un soupçon profond mais très enfoui et source d’un élan nourri de recherche de votre part.


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Jubil BOISSY
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MessageSujet: jubil et safnat   Mer 8 Aoû - 7:54

Safnat panea
Cher ami,
Ce que vous ne percevez pas dans ma tâche, c'est que je suis loin d'user la raison dans la philosophie, c'est-à-dire que je refuse ce logos né depuis la Renaissance pour faire place à la Parole. Il n'y a rien à décortiquer, encore rien n'est sacré. Tout ce que vous combattez, à savoir la raison, le langage, le sens, la valeur, Dieu, l'anthropocentrisme... , ne sont rien d'autres que des ramifications de la raison. La raison mène au sens, elle mène à Dieu, Bref à tout ce qui est l'objet de votre haine. Or je vous apprends que celui qui nie la raison, celui-là s'inscrit dans l'aveuglement, nie le langage pour faire place à la Parole, celui-là se considère comme appelé à partir. La raison est ce qu'il faut combattre de toutes nos forces. Cher ami, dans l'action la raison n'a point de place ou pour parler en philosophe, tout agir est un acte existentiel quant au moment de l'agir, la raison s'éteint. J'ai oublié le sens et la valeur avant de quitter l'académie. Je ne reviendrai pas sur les reproches que vous me faîtes parce que j'y perçois tout simplement mon mérite. Le sentiment de soi est aveugle. Et puis pourquoi tout éventrer? A quoi cela sert de tout comprendre, de tout décortiquer? Vous le savez comme moi, l'existence n'est pas à comprendre. Tant qu'existera en l'homme la raison, comme c'est le cas chez vous, règnera cet irrésistible soif de la connaissance, de l'éclaircissement et de la compréhension. Pourquoi tout éventrer si la compréhension est le commencement du sens et de la valeur ? Là où règne la raison, là règnent le sens et la valeur. L'entendement que vous avez du projet, il s'agit d'un cas purement économique. alors que j'emploie le mot projet dans le sens de "sort". Egalement le sentiment de soi n'est pas affirmation, mais simplement saisie - le savoir d'être un étant - puisque le sentiment de soi n'est pas conscient. L'affirmation est un acte purement conscient.[/size]
Vous avez toute ma considération et je sortirai de mon désert avec quelque chose de fabuleux.

]Jubil B[/size
La raison :[/size]
Le phénomène de la raison est quelque chose de récent si l’on pense qu’elle, la raison, semble advenir ou mise en relief avec la Grèce antique.
Mais ce qu’il y a lieu de remarquer sans faille c’est que la raison est un fruit de quelque chose qui lui est antérieur et qui lui serve de soubassement, quelque chose qui l’a rendue possible.
Qu’est-ce qui donc sous-tend le phénomène de la raison ?
La réponse est simple : c’est le duo conjugué que constituent le Langage et la Pensée fortement investis de la vocation on ne peut plus anthropocentriste au grand détriment de la réalité existentielle.
Et pour un combat à bien mener le néo-existentialisme n’a trouvé mieux que de cibler et marteler le principe des principes, la source de toute caractéristique humaine, c’est-à-dire cibler et marteler le duo de phénomènes que sont le Langage et la Pensée.
C’est dire par ailleurs que ne cibler et ne s’acharner que sur la raison c’est comme couper un arbre en y laissant une souche qui à tout moment est prêt à pousser de nouveaux feuillages et branchages.
En revanche et puisque l’entendement humain a été formé à la raison et se nourrit ou se conditionne d’elle, alors il n’y a pas de mal ni de honte encore moins d’hypocrisie à raisonner (faire usage de la raison comme mode d’approche dans le discours) pour se faire entendre, se faire comprendre et convaincre ainsi l’humain.
En fait là la raison est plus un moyen qu’une fin.
Le sens et la valeur :[/size]
Eventrer, rompre et renverser de fond en comble, cela n’est pas aller à la recherche du sens et de la valeur comme c’est le cas dans l’attitude explicative, interprétative et cognitive, mais plutôt c’est rebrousser chemin, délaisser, à la trouvaille du soubassement existentiel de tout concept, de toute notion, de tout mot, de toute expression. Car si tout procède du phénomène d’existence alors tout se ramener à l’existence.
Le Langage est-il physiologique ?[/size]
Si le phénomène de son est en soi physiologique parce que relevant de la nature de ce Monde-ci, il ne semble pas en être de même du langage dans sa dimension sémantique et interprétative.
Car quelque chose de physiologique n’attendrait nullement autre chose comme le langage pour s’affirmer et assumer naturellement son existence puisque toute chose de physiologique est ainsi déjà plénitude existentielle en soi.
En effet quelque chose de physiologique n’attendrait nullement d’être interprétée encore moins de parler pour se sentir tel et s’assumer naturellement.
C’est dire que le Langage, si m’en croyiez, est foncièrement mystifiant. A cause de lui est rendu possible l’invention du sens et de la valeur qui ainsi sont du « mensonge » parce qu’inventés.
Car toute existence et toute affirmation étant plénitude en eux-mêmes alors elles, existence et affirmation, n’attendent aucunement quelque chose d’autre qui soit à décréter comme du sens et de la valeur.
La vie, l’affirmation, l’agir et l’animation :[/size]

Vous semblez trop chérir la notion ou phénomène de « vie », et je puis oser soupçonner que cette dernière cache en son fond quelque chose de très existentiel, ou vient rejoindre quelque part la notion ou phénomène « d’animation » qui est d’ailleurs purement existentiel.
Toutefois permettez moi de vous poser ces questions-ci : qu’est-ce qui vit ou ne vit pas ? Qui est vivant et qui ne l’est pas ?
Mais si toute l’Existence, tout le Monde est en soi Animation pêle-mêle et perpétuelle (comme ne le démentiraient pas Héraclite et Nietzsche) qu’est-ce qui alors peut exister pour ne point s’affirmer, pour ne point agir, pour ne point s’animer ? Et pourrait-on seulement exister et poser ou émaner quelque chose qui ne s’inscrirait pas dans les phénomènes d’affirmation, d’agir, d’animation ?
Si oui ne s’inscrirait-on pas seulement dans la marge du « mensonge » et de l’illusion ?[/size
L’art :

Il ne pourrait aucunement être question d’art sans le phénomène « d’image originaire. »
Seulement celle-ci est-elle sécrétée ou élaborée, ce qui d’ailleurs pose la question de l’origine du « matériau » qui se prête à la constitution de l’image ?
Par ailleurs la question d’art appelle la compréhension intrinsèque préalable de celui-ci avant tout élan de son interprétation, c’est-à-dire opérer un retour à son fond pour déceler le soubassement existentiel que cache la notion et phénomène mêmes d’art.
Or parler de l’art comme procédant de la vie ou comme source de vie c’est déjà se mettre à l’interpréter par-delà l’étape préalable de sa compréhension intrinsèque, de sa saisie originaire.
Connaître la nature originaire du phénomène de l’art, l’éventrer et le disséquer de fond en comble à la recherche et saisie de son éventuel « matériau » voilà ce qui incombe à tout penseur à son sujet.
Pour revenir sur la production de l’art comme sécrétion nous ferons savoir que le phénomène-même de la sécrétion ne traduit rien d’autre que l’un des trois modes de déploiement de l’action ou comportement de la conscience. Or ce mode déploiement le deuxième notamment advient presque toujours après le premier mode.
Le Néo-existentialisme :[/size]
Le néo-existentialisme est de l’existentialisme au sens profond et originaire du terme ou de la notion ou concept.
Au cœur de son discours se voit mis en valeur le phénomène de l’existence tandis que s’en écarte conséquemment celui de l’humain et ce parce que ce dernier se retrouve désormais démythifié et démystifié dans sa nature-même d’être humain.
L’on peut naturellement alors se demander si l’existentialisme classique de Kierkegaard, Heidegger, Sartre et autres en était réellement un.

_________________
"L'Homme ne devrait plus vivre pour ne demeurer ni être tel, mais plutôt s'existentialiser pour devenir..."
Oui le Néo-existentialisme vient comme apparaissant aux antipodes de la nature pensante et anthropocentriste!
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Jubil BOISSY
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MessageSujet: Poursuite du dialogue   Ven 7 Sep - 16:18

Safnat panea
Cher ami
Comme je l'ai dit;la vie est sentiment de soi (sentiment et désir). Le sentiment de soi est à la fois saisie et manifestation de soi. Et c'est là que commence l'Existence. Toute Présence est sentiment de Présence; par conséquent toute Présence est avant tout existence engendrant un monde pour devenir réalité existentielle.


Jubil Boissy :

Que dire des objets ? Ont-ils le sentiment de leur présence ? Peut-on parler d’existence pour eux en se fondant sur vos dires ?

Safnat Panea

Pour cela aussi la Présence n'est pas à dissocier de l'Agir. Au contraire, il y a Présence parce qu'il y a Agir. Mieux la Présence c'est l'agir

Jubil boissy

« Présence indissociable de l’Agir », je suis tout à fait d’accord seulement ce que tu comprends en cela diffère fort bien de ce qu’un néo-existentialiste en pense ( cf. mon deuxième ouvrage sur le néo-existentialisme)

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