Nouvelle philo: le Néo-existentialisme

Le Néo-existentialisme est la nouvelle pensée existentialiste voire le vrai existentialisme comme jamais il n'a été conçu jusqu'ici!
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion
Partagez | 
 

 POURQUOI PHILOSOPHER?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jubil BOISSY
Admin


Nombre de messages: 124
Localisation: DAKAR
Date d'inscription: 07/02/2007

MessageSujet: POURQUOI PHILOSOPHER?   Ven 29 Juin - 13:03

Pourquoi philosopher ?

De prime abord philosopher, cela n’est pas nécessaire pour pouvoir exister en plénitude.

En revanche cela serait nécessaire pour pouvoir retrouver et comprendre la plénitude de l’existence car il n’est aucunement sûr qu’on l’ait vraiment connu et comprise.

Si donc l’on philosophe c’est parce que non seulement la Société pose problème mais que la nature humaine en soi est très problématique.

C’est donc l’humain qui a besoin de philosopher voir qui doit philosopher.

Or si sa nature humaine est très problématique, très handicapée, très boiteuse ce ne peut être elle qui commandite l’activité philosophique, ce ne peut être elle qui oblige la conscience à s’engouffrer dans un tel odyssée.

Car la philosophie ne peut et ne doit naître handicapée, boiteuse sinon elle ne vaudrait pas plus ni mieux que ce dont se sert déjà et depuis toujours pour son propre profit la nature humaine.

En effet il faut pour la philosophie se reconnaître comme telle en naissant chez l’individu, il ne lui faut pas naître avec une ambiguïté sur son identité.

La conscience en philosophie doit se sentir comme jetée toute seule dans cette activité indépendamment de toute servitude à l’égard de toute chose qui serait comme la nature humano-anthropocentriste.

C’est donc dire que le premier acte, le premier bond de l’activité philosophique devrait prendre source en deçà ou par-delà le cercle vicieux ou problématique qu’est le phénomène socio-humain.

C’est là une condition pour qu’elle, la philosophie, ne naisse pas handicapée, ambiguë ou ignorante d’elle-même.

Et dans cette situation c’est comme si volontiers elle allait retrouver d’abord une sorte d’innocence originelle (et ceci peut nous faire penser à la méthode de doute cartésien) d’où elle pourrait naître individuée au point de se savoir comme telle.

Or là la philosophie n’y apparaît nullement comme amour ni recherche de ce qui se nomme sagesse, savoir, connaissance.

Elle y apparaît plutôt et de prime abord comme visionnage étonnant qui appelle tout de suite non pas un questionnement mais une confiance totale aux sens et à la conscience et un long regard sur ce qui se donne à travers ce visionnage.

C’est seulement lorsqu’elle s’aventure dans le cercle vicieux ou nature humaine que déjà au seuil la philosophie se voit malgré elle colorée du langage et de la pensée pour alors s’affirmer de prime abord comme attitude interrogative et critique non pas dans le sens de générer tout de suite encore plus de sagesse, de savoir, de connaissance ni dans le sens de paraître médecin-soignant mais plutôt dans celui d’en détruire, et ce parce que, venant du dehors du cercle vicieux, l’activité philosophique ne pouvait s’assimiler à cela qui a généré ou qui fait et nourrit la problématique de la nature humaine.

Malheureusement ici l’activité philosophique va se voir trahie, défigurée et reconfigurée pour devenir soignante et génératrice de sagesse, de savoir, de connaissances et ce parce que l’humain croit et fait toujours croire que l’on est là pour rien en manque permanent de sens et de valeur ; - ( sauriez-vous par exemple que l’épreuve écrit de baccalauréat en philo au Sénégal se libellait comme suit : « En quel sens a-t-on pu dire que philosopher c’est rechercher l’essentiel inaperçu ? ») -

Or rien de tel ne se découvrait du dehors du cercle vicieux et de toute problématique dehors d’où a jailli la lumière philosophique.

C’est dire que le besoin de philosopher ayant naquis intempestivement du fait que non seulement le phénomène socio-humain était vicieux mais que la nature humaine en soi est et demeure problématique, ce besoin devait donc faire jaillir et faire advenir une activité propre non pas à soigner mais à éventrer de fond en comble le phénomène ou nature humano-anthropocentriste même, et ce parce que l’on aurait découvert sinon soupçonné qu’il n’est pas nécessaire de philosopher pour « exister » ni peut-être même pour vivre contrairement au penchant humain trop humano-anthropocentriste qui toujours fait croire que l’existence est dépourvu de sens et de valeur et que ceux-ci sont à rechercher et à inventer.

D’ailleurs un tel penchant a trop acquis à sa cause presque tous les philosophes jusqu’ici et ceux-là ne peuvent alors qu’être félicités, parfois jusqu’à la gloire-même par le troupeau humain.

Bref l’on peut remarquer que toute activité qui se fait d’une manière ou d’une autre « amour et recherche de la sagesse ou du savoir » ne peut être de la philosophie au sens originel soupçonné aux sources, mais paraîtrait être plutôt une facette de l’anthropocentrisme.

D’ailleurs toute la pensée philosophie et cognitive de l’humain jusqu’ici n’est que de l’anthropocentrisme et moins de la philosophie des profondeurs qui elle demeure presque toujours à l’état latent et sournois à moins que…

Par ailleurs et en ce qui concerne la question « qu’est-ce que la philosophie », la volonté d’y répondre a toujours été pour l’humain un prétexte bien avenant pour trop « anthropocentriser » le soupçon sournois de l’activité d’origine profonde interprétée à tort, par ignorance, par incapacité ou par méchanceté d’amour et de recherche de la sagesse ou savoir.

C’est peut-être dire que le phénomène de philosophie relève plus d’une attitude que d’une définition conceptuelle.

En outre si pour ne pas naître difforme, handicapée, boiteuse la philosophie se doive de jaillir d’ailleurs loin du cercle vicieux, si celui-ci l’est ainsi avec et malgré les phénomènes de savoir, de sagesse, de connaissance, de langage et de pensée alors devenir philosophe implique nécessairement de changer de repère de visionnage où tout se doit de se donner à nous ou à notre conscience sous un autre et nouveau point de mire.

C’est peut-être là ce que semble révéler le Néo-existentialisme.

Et l’on peut peut-être dire que si la philosophie a naquis parce qu’il y a problème force est de reconnaître que le soupçon des profondeurs nous fait voir sa situation de naissance ailleurs que dans le sein du phénomène-même de problème. Et c’est sans doute là sa racine ou pilier inébranlable de son indépendance.

Se sachant comme venue d’ailleurs en tant que procédure de visionnage et de « raisonnement » atypiques la philosophie se voit malheureusement travestie en « amour et recherche de la sagesse, de savoir » lorsque alors elle se voit astreinte à solutionner les problèmes en s’engouffrant même dans les situations à problèmes.

Toutefois elle la philosophie peut retrouver sa pureté de caractère lorsque de dehors et sans s’y engouffrer elle saisit pour jauger et juger des phénomènes ou situations à problèmes mêmes.

Et c’est peut-être là la démarche néo-existentialiste, et peut-être là aussi la voie du « salut. »

Mais qu’est-ce que la philosophie ? Pourrait-on se demander en fin !

En tout état de cause elle, la philosophie, est une activité à procédure de visionnage et de raisonnement atypiques.

Mais quel en est « l’agent actif » principal puisqu’il s’agit dans tous les cas d’activité ?

Cet « agent actif » n’est alors rien d’autre que la conscience en soi.

Or c’est là une entité bien réelle, alors ne devrait-on pas commencer par visionner cette curieuse entité qu’est la conscience en soi puisque c’est elle qui est toujours le soubassement actif de toute activité philosophique ?

C’est ce qu’a semblé comprendre Descartes avec sa méthode de doute, seulement et malheureusement son visionnage et son raisonnement restaient encore peu profonds et insuffisants d’où leur égarement, et ce parce que sans doute le pouvoir de défiguration et d’aliénation par la nature humaine aurait été trop puissant en tout philosophe.

_________________
"L'Homme ne devrait plus vivre pour ne demeurer ni être tel, mais plutôt s'existentialiser pour devenir..."
Oui le Néo-existentialisme vient comme apparaissant aux antipodes de la nature pensante et anthropocentriste!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://philo2007.forumsdediscussions.net
 

POURQUOI PHILOSOPHER?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pourquoi perd-on ses cheveux ?
» Elections : pourquoi F. Hollande ne sera pas élu président
» Jean-François Lyotard, Pourquoi philosopher ?
» Pourquoi des philosophes?
» pourquoi les chrétiens ne doivent ils pas jouer au loto?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvelle philo: le Néo-existentialisme :: -