Nouvelle philo: le Néo-existentialisme

Le Néo-existentialisme est la nouvelle pensée existentialiste voire le vrai existentialisme comme jamais il n'a été conçu jusqu'ici!
 
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 Encore sur le langage :

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Jubil BOISSY
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Localisation : DAKAR
Date d'inscription : 07/02/2007

MessageSujet: Encore sur le langage :   Dim 11 Fév - 9:13

ENCORE SUR LE LANGAGE :

Le langage est d’abord le propre de l’homme. Il est cette attitude suspecte de l’esprit humain à inventer des signes propres non pas à représenter mais à contenir, la représentation de la réalité existentielle, cette représentation étant à vrai dire le propre de l’image ou phénomènes équivalents (son, odeur, etc.)
Et c’est parce que ces signes sont des contenants, des catégories que l’homme croit fermement que son esprit, cette conscience dénaturée, est en soi un contenant capable de recevoir en son dedans des choses comme entre autres la connaissance alors que cela est loin d’être le cas.
Le langage « représente » donc la réalité en troisième position et c’est là une position qui lui permet d’apparaître en vrai maquillage de camouflage, ce qui lui permet aussi de se réserver toute la latitude de dominateur manipulant tout à sa guise.
La langue apparaît alors telle la première trouvaille du langage comme l’ensemble des signes initiaux catégoriels ou propres à contenir une représentation, avant que cette langue ne soit instrumentalisée dans le rapport à autrui, rapport où elle, la langue apparaît en un vrai camouflage donc en une vraie dénaturation de la réalité d’interaction.
Jusqu’ici nous avons traité le langage comme la représentation qui vient juste après la manifestation quelconque du réel, alors qu’en réalité c’est plutôt l’image ou ses équivalents qui sont la première représentation de la réalité.
En fait c’est à la suite d’une réflexion critique sur les concepts a priori kantiens, et sur la réalité de l’image et de la peinture qu’alors nous est apparue cette réalité du langage comme représentation de camouflage en troisième niveau après le réel puis l’image.
Cette nouvelle découverte ne remet pas en cause notre critique et « désapprobation » du langage, loin de là elle vient renforcer notre position néo-existentialiste face au langage.
En résumé nous dirons que le langage est un pseudo représentant de la réalité et est surtout un contenant de camouflage usurpatoire face à cette réalité existentielle permettant à l’humain de passer pour le maître de jeu sur cette réalité existentielle.
C’est cette propriété de contenant du langage qui va faire croire à l’homme que son esprit est un contenant avec des facultés et des concepts et catégories a priori.
Donc le mot, l’idée, la pensée sont dans cette troisième position superflue du langage, des pseudo représentants mais surtout des contenants usurpateurs du droit de la réalité à régner elle et elle seule.
Ce que permet le langage n’est pas ce qui est possible dans la réalité :
Le langage est un fait commun à l’espèce humaine.
De par le caractère du langage comme contenant un mot peut alors contenir donc désigner plusieurs situations humaines radicalement différentes et en états psychiques et corporels de l’individu, et en circonstances.
Par exemple cet anglais trouve agréable le massage appliqué sur son dos ; cette australienne trouve agréable de regarder le saut des kangourous ; ce japonais trouve agréable le vin qu’il boit ; et cet africain trouve agréable le hard rock qu’il écoute.
Toutes ce s situations sont ainsi contenues dans un seul mot à savoir « agréable » qui ne change point d’un point du globe à un autre, ni d’un individu à un autre, apparaissant alors en une seule définition universelle de toutes ces diverses situations « existentielles », et ce parce que le langage le permet.
Des philosophes, notamment Platon, Descartes, et Kant ou autres en ont tout simplement profité pour professer l’universalité des définitions, l’unité du savoir et l’unité de l’esprit qui ainsi est partout le même en chaque individu humain.
Le caractère commun à l’espèce humaine du langage avec sa propriété de contenant engendre ainsi le mot de même nature et caractère que lui le langage. Et puisque les mots font les idées et la connaissance alors tout cela a ainsi suscité des prophètes aveugles professant l’universalité des définitions, l’unité du savoir, et glissant progressivement vers la possibilité d’un monde des idées intelligibles, d’un monde du Bien, l’au-delà, bref le divin.
Ce qui est alors très drôle dans tout cela c’est ce que langage dans son caractère de commun à toute l’espèce humaine, mais surtout dans son étrange propriété de contenant de la réalité comme pseudo représentant de troisième niveau, qui permet l’invention de ces non mondes puisque ceux-ci ne sont rien d’autre que des mots à caractère de contenant comme le langage, encore qu’il ne peut y avoir d’idées, intelligibles soit-elle, sans langage.
Par ailleurs non seulement le langage est un pseudo représentant du réel, mais il est aussi un acquis venu ultérieurement dans l’histoire de l’espèce humaine (cf. la science de l’évolution) même si c’est avec le langage que la nature humaine commence à sévir dans le Monde.
Dès lors le langage et ses pseudo mondes ont-ils quelconque légitimité en cette Existence-ci en dehors de ce que qu’ils sont la marque de la décadence maladive, lâche et moribonde de l’espèce humaine, ce perdu et damné comme l’aurait dit Nietzsche.
En conclusion toutes ses situations plus tôt évoquées avec leurs diverses particularités et singularités distinctes l’une de l’autre y compris les divers individus avec leur éloignement l’un de l’autre, toute la réalité existentielle demeure toujours sacrifiée au langage dans son caractère de contenant et de commun à l’espèce, et ce au plus grand profit de l’anthropocentrisme qui ne veut pas dire son nom ou ses intentons.
En fin les expressions « unité du savoir », « unité des définitions », « monde des idées pures et intelligibles », « l’Un ou le Bien », « l’au-delà » ne sont qu’une manière poétique de nommer autrement le langage dans son caractère de contenant a priori venant représenter la réalité existentielle de façon superflue au troisième niveau à la suite du réel représenté naturellement par l’image ou ce à travers quoi se manifestent nos sens organiques.
C’est là la démystification des fictions métaphysiques et anthropocentristes que d’ailleurs Nietzsche traite de mystifiantes pour vouloir nous faire oublier la « volonté de puissance », identifiée à « l’animation pêle-mêle » du néo-existentialisme de Jubil Boissy.
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